Friday, 15 July 2011

« Sarkozy est un criminel de guerre et un dérangé mental »


Créé le 14/07/2011 à 20h15
Le régime du colonel Kadhafi est confronté depuis le 15 février à une révolte populaireLe régime du colonel Kadhafi est confronté depuis le 15 février à une révolte populaire / AFP
Au mois de mars déjà, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi parlait du président français comme d’un « ami devenu fou »… Mais aujourd’hui, le « guide » libyen, toujours confronté à une révolte populaire depuis désormais près de six mois, a accusé Nicolas Sarkozy d’être un « criminel de guerre » qui a « entaché l’histoire de la nation française ». « Ce Sarkozy est un criminel de guerre qui a entaché l’histoire de la nation française et détruit les rapports de son pays avec la Libye et les pays musulmans. C’est un dérangé mental », a-t-il dit dans un message relayé par haut-parleurs à ses partisans rassemblés à al-Ejelat, dans l’est de Tripoli.
Une contre-attaque pas vraiment là où on l’attendait. Le dirigeant libyen Kadhafi, esseulé depuis le mois de février par une révolte populaire, a expliqué, dans un message audio diffusé ce jeudi que c’est « en menant une croisade contre le peuple libyen, que Nicolas Sarkozy a entraîné son pays dans une guerre perdue. Celui-là n’est pas Français, il faut que le peuple bannisse ce criminel qui n’est pas français ». Kadhafi est confronté depuis cinq mois à une rébellion armée et isolé par la communauté internationale. Quelques phrases plus tôt, il s’est montré encore plus virulent : « Ce Sarkozy est un criminel de guerre qui a entaché l’histoire de la nation française et détruit les rapports de son pays avec la Libye et les pays musulmans. C’est un dérangé mental ». Des propos relayés par haut-parleurs à ses partisans rassemblés à al-Ejelat, dans l’est de Tripoli.
Dans le même message, Kadhafi a appelé ses partisans à « marcher » sur Benghazi, la « capitale » rebelle dans l’est du pays, pour la libérer des « traîtres », en allusion aux insurgés qui la contrôlent. « L’heure de la bataille a sonné, préparez-vous pour marcher sur Benghazi, sur Misrata (enclave à 200 km à l’est de Tripoli) et sur les montagnes de l’Ouest ».  Dans ce message, le troisième depuis le 1er juillet, le dirigeant libyen a assuré que son « peuple est le plus fort car il défend sa dignité, son honneur et sa terre » et que les « croisés » – allusion aux forces de l’Otan qui bombardent les troupes loyales depuis mars – seront vaincus car « ils mènent une guerre injuste ». « Nous sommes là et nous resterons sur cette terre, je resterai aux côtés de mon peuple jusqu’à la dernière goutte de mon sang », a-t-il déclaré.
Ce discours triomphaliste et mobilisateur intervient alors que les rebelles libyens ont consolidé leurs positions dans l’Ouest, près d’Al-Assabaa, ville stratégique à 80 km au sud de Tripoli, tout en annonçant une offensive sur la ville pétrolière de Brega.
La France avait été avec la Grande-Bretagne, le 19 mars, à l’origine du déclenchement des frappes aériennes internationale contre les forces du régime Kadhafi.